Ayant été maraîcher à titre complémentaire durant plusieurs années (en plus de mon activité salariée de Communication officer à l’époque), je tiens à formuler tout mon soutien à nos producteurs locaux qui font face à une nouvelle sécheresse drastique.  

Les métiers de l’agriculture sont parmi les plus beaux, surtout lorsqu’ils sont pratiqués dans le respect du vivant, mais aussi les plus rudes (tant d’un point de vue physique que financier). Une récente étude de l’UCL a démontré que le revenu horaire moyen des maraîchers wallons se situait en dessous de 8 euros avant impôts ! Déconcertant… La seule solution pour ces producteurs pour joindre les deux bouts consiste alors à travailler environ 70 heures par semaine. Ce qui, pour des professions aussi exigeantes, ne permet pas d’envisager un avenir serein et une bonne santé à long terme. Les agriculteurs, déjà débordés en temps normal, se passeraient donc volontiers de ces problèmes de sécheresse qui deviennent récurrents depuis plusieurs années.

Pour l’avoir éprouvée, l’aventure agricole est passionnante et enrichissante, mais ô combien éreintante et mal rétribuée.

Alors, soutenons nos producteurs, achetons local et soyons prêt à payer le juste prix d’une alimentation de qualité. Le respect d’une profession et la survie d’une production de proximité est à ce prix.

Aujourd’hui, nombre de clients de Créaro gravitent, de près ou de loin, dans l’univers agricole. C’est un réel plaisir de pouvoir contribuer à la mise en valeur de ces entreprises et initiatives qui pérennisent un de nos biens les plus précieux : l’accès à une alimentation de qualité.

Romain Charlier, MARCOM officer chez Créaro

>>> Lire l’étude de l’UCL analysant les conditions de travail et le revenu moyen des maraîchers wallons.

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